Qui sommes-nous ?

Qui sommes-nous ? — Convergence Infirmière (contenu actualisé 2026)

Depuis sa naissance en 1999, Convergence Infirmière n’a eu de cesse de se battre pour les infirmières et les infirmiers libéraux : empêcher ou dénoncer les mauvaises décisions, lutter pour obtenir des avancées importantes pour la profession. Plus de vingt-cinq ans de combats syndicaux : voici nos principales batailles et nos résultats.

1999 – 2005 : la naissance du syndicat et la victoire contre le PSIDe la confédération aux premières conquêtes conventionnelles

En 1999, Profil Infirmier, le SNIIL, l’ONSIL et le SPIL créent une confédération, Convergence Infirmière, pour lutter contre le Plan de soins infirmiers (PSI) signé par la FNI, qui excluait les états stabilisés de la prise en charge infirmière et organisait le transfert des AIS vers le secteur social.

Les 22 juin et 30 novembre 2000, des milliers d’infirmières et d’infirmiers manifestent à Paris à l’appel de Convergence Infirmière. Le « soulèvement infirmier » fait plier le gouvernement : la ministre de la Santé, Élisabeth Guigou, retire le PSI le 6 décembre 2000, l’avenant conventionnel qui le mettait en place est rejeté le 8 décembre, et le Grenelle de la santé s’ouvre le 25 janvier 2001, où Convergence Infirmière plaide la cause des infirmières libérales.

Le 27 juin 2001, Convergence Infirmière devient majoritaire dans la profession aux élections de la CARPIMKO, avec 66 % des votants. Laurent Lefèvre, élu à la présidence, conduira le dossier de la réforme des retraites jusqu’en 2004.

Le 15 février 2002, Convergence Infirmière obtient le statut de syndicat représentatif des infirmiers exerçant à titre libéral. Une semaine plus tard, le 22 février, elle signe seule un protocole d’accord avec les caisses d’assurance maladie, puis la convention nationale des infirmières : revalorisation historique des honoraires de 15 %, abandon partiel des quotas qui interdisaient de facturer plus de 18 000 actes par an, et mise en place de la démarche de soins infirmiers (DSI) en remplacement du PSI.

En mai 2002, Convergence Infirmière crée Santé Formation, fonds de gestion de la formation continue conventionnelle. Sous l’impulsion du syndicat, cette formation, inexistante avant 2002, se développe rapidement : environ 8 800 professionnels formés dès 2008. En juillet 2003, les jours de formation passent de 5 à 7 par an et l’indemnisation journalière de 43 à 63 AMI.

Le 19 décembre 2002, un avenant conventionnel (avenant n° 3) met la convention en conformité avec la loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et permet une hausse conséquente des indemnités de déplacement. Le 1er avril 2004, le syndicat signe l’avenant n° 5.

Le 25 juin 2004, Convergence Infirmière obtient la prise en charge des soins palliatifs par les infirmiers libéraux dans un principe de services polyvalents. Précurseur, le syndicat avait négocié un forfait de coordination en équipe interprofessionnelle et un forfait de prise en charge des soins palliatifs — contrat que la FNI fera ensuite casser.

Le 29 octobre 2004, le gouvernement entend Convergence Infirmière après sa vive réaction contre l’amendement 217 au projet de loi sur les droits des personnes handicapées, qui instaurait un exercice illégal de la profession. Un consensus est trouvé.

Le 12 mai 2005, Convergence Infirmière manifeste à Paris avec les infirmières salariées et libérales contre l’exercice illégal de la profession et pour la création d’un Ordre infirmier.

« C’est lors de cette période de 1999 à 2005 que la profession infirmière libérale va obtenir des avancées et des évolutions financières significatives. Malheureusement, l’union syndicale et la force qu’avait initiée Convergence Infirmière se sont retrouvées atténuées par les départs de l’ONSIL, puis du SNIIL, et enfin par une union avec la FNI contre CI, ce qui arrêtera les projets interprofessionnels initiés. Mais Convergence Infirmière, en difficulté pour faire évoluer le champ conventionnel, a décidé alors de porter, avec la Coordination Nationale Infirmière, la création et la mise en place de l’Ordre Infirmier, et d’initier une voie pour l’exercice libéral infirmier dans une pratique sociale et sanitaire plus structurée. »

2006 – 2016 : consolidation syndicale et bataille pour l’Ordre infirmierReprésentativité confirmée, gouvernance de l’Ordre et premières élections URPS

Convergence Infirmière se bat depuis toujours contre l’exercice illégal de la profession et sera, avec la Coordination Nationale Infirmière, l’initiatrice de la création d’une instance nationale représentative d’où découlera l’Ordre infirmier, instauré par la loi de décembre 2006. Le syndicat proposait trois collèges nationaux indépendants — libéral, salarié du public, salarié du privé — réunis dans une instance fédératrice à équité parfaite ; le ministère préférera un système d’Ordre que Convergence Infirmière juge inadapté.

En 2007, de nouveau représentative, Convergence Infirmière signe la convention nationale de juillet 2007 après six mois de négociations, avec une hausse tarifaire de 12 %. En 2008, elle signe l’avenant n° 1, qui met en place une régulation de la démographie, et devient membre de l’UNPS, où son président siège au bureau.

En 2011, Convergence Infirmière obtient la présidence de deux régions à l’URPS : PACA et Rhône-Alpes, à la suite des premières élections URPS de décembre 2010.

En 2015, Convergence Infirmière se mobilise contre la loi Touraine — manifestation pluriprofessionnelle du 15 mars, mobilisations interprofessionnelles d’octobre — et interpelle députés et sénateurs contre l’article 30 bis du code de l’action sociale et des familles, qui organisait un transfert des actes infirmiers vers le social en établissement. Première victoire : l’article 30 bis est supprimé le 10 avril 2015.

Convergence Infirmière s’oppose fermement à toute légalisation de l’exercice illégal de la profession et se mobilise contre le transfert d’actes aux aides-soignants (28 octobre 2015).

En 2016, la représentativité est confortée : 18,48 % aux élections URPS du 21 avril, et plus de 30 % des voix aux élections CARPIMKO du 7 juillet, qui font de Convergence Infirmière la 2e organisation représentative.

Convergence Infirmière défend les IDEL de Savoie sur les indemnités kilométriques « montagne » en participant, le 8 septembre 2016, à une action face à la CPAM, bloquant ainsi toute réforme jusqu’à l’avenant n° 6.

Le 27 octobre 2016, les IDEL quittent le CNPS à la suite de la loi de modernisation du système de santé et de l’hospitalo-centrisme ambiant. Le 8 novembre, le syndicat manifeste à Paris pour défendre l’exercice infirmier, et s’oppose, le 13 décembre, au découpage de la profession organisé par l’accès partiel.

2017 – 2021 : mobilisations, reconnaissance du rôle infirmier et crise sanitaireConsultation infirmière, BSI, retraites et Covid-19

Le 7 juin 2017, Convergence Infirmière défend 19 adhérents face à la CPAM de la Moselle contre des indus injustifiés, et obtient gain de cause.

Le 14 septembre 2017, le syndicat devient membre fondateur de la Fédération Française des Praticiens de Santé (FFPS), après son départ du CNPS.

Le 27 septembre 2017, reçue par la ministre de la Santé Agnès Buzyn, Convergence Infirmière porte quatre priorités : la sécurité des IDEL par système d’alerte, le BSI comme véritable outil de prise en charge, la création de la consultation de prévention infirmière et le développement de l’application LEO.

Le 10 octobre 2017, Convergence Infirmière s’oppose à la création d’un centre de santé en zone sur-dotée en Moselle et obtient gain de cause. Le même jour, la commission des affaires sociales du Sénat supprime l’accès partiel — une victoire pour CI et la FFPS.

Le 21 novembre 2017, la signature d’un avenant 5 « d’attente » permet, dès le 1er août 2018, la majoration de dimanche à 8,50 €, attendue depuis 2009. Le 1er décembre, le syndicat s’oppose à la proposition des pharmaciens de prendre en charge les pansements, dénoncée comme un conflit d’intérêts.

En 2018, Convergence Infirmière demande l’égalité de traitement pour les congés maternité et d’adoption, se mobilise contre le rabotement du seuil des indemnités kilométriques et les mises en fourrière des véhicules d’IDEL, pour la reconnaissance des infirmières en pratique avancée (IPA) et pour la vaccination par les IDEL face aux pharmaciens. Le 11 juillet, elle rompt les négociations avec la CNAM sur le circuit du médicament, le suivi des chimiothérapies orales à domicile et la chirurgie ambulatoire, et s’oppose, en septembre, à la création des assistantes médicales sans véritable négociation conventionnelle.

Le 2 mars 2019, Convergence Infirmière ne signe pas l’avenant n° 6 malgré quelques avancées : elle avait porté un BSI à 4 ou 5 forfaits, dénoncé des DI à 2,5 quand 6 était demandé, réclamé une majoration de coordination pour les soins palliatifs à 10 €, et refusé le nouveau calcul des IK limité à 400 km/jour. Le 20 novembre, elle refuse également de signer l’avenant 7 sur les IPA libérales, jugeant la reconnaissance et la rémunération insuffisantes.

Le 25 juin 2019, le syndicat s’oppose au transfert de 27 actes infirmiers vers les aides-soignants et auxiliaires de puériculture, constitue un dossier juridique et interpelle les parlementaires. Il crée par ailleurs, en avril 2019, une branche syndicale dédiée aux IPA, et signe en juin l’ACI sur le financement des CPTS, avec vigilance.

En 2019, Convergence Infirmière participe à la création du collectif SOS Retraite avec diverses professions libérales, pour lutter contre la spoliation des réserves de nos caisses de retraite et l’augmentation à 28 % des cotisations. Le 16 septembre, 20 000 libéraux manifestent à Paris sous cette bannière, Convergence Infirmière étant seule représentante des infirmiers libéraux. La réforme est repoussée.

Convergence Infirmière est mobilisée durant toute la période Covid : équipements de protection individuelle, revalorisation des actes jugée insuffisante, demande d’un AMI 10 avec MCI, suspension du BSI et renouvellement automatique des ordonnances. De mars 2020 à 2021, le syndicat relaie en continu les textes, tarifications et outils pratiques pour informer et protéger les adhérents. Il dénonce en mai 2020 un Ségur de la Santé engagé sans les organisations représentatives des infirmiers libéraux et intègre en août le collectif « Santé en danger ».

En 2021, après une progression de 5 points aux élections URPS, le syndicat franchit de nouveau le cap de la représentativité avec 23,23 % des voix, comme c’est le cas depuis 2002. Il signe l’avenant n° 9, qui conforte le rôle des IPA et consolide leur exercice.

2022 – 2024 : représentativité renforcée et lutte pour une juste reconnaissanceProgression électorale, nouvelles compétences et refus de l’avenant 10

Dès le lancement de l’expérimentation OSyS en juillet 2021, Convergence Infirmière alerte sur le risque d’une nouvelle distorsion de reconnaissance et de rémunération au détriment des infirmiers : un pansement simple est rémunéré 6,30 € à l’infirmière sur prescription médicale, contre 12,50 € au pharmacien sans ordonnance.

Lors des élections CARPIMKO de 2022, Convergence Infirmière connaît la plus forte progression et devient le 2e syndicat IDEL, sans toutefois obtenir de siège du fait des modalités électorales.

Convergence Infirmière retire sa signature d’un certain nombre d’accords sur les indemnités kilométriques qui font perdre de l’argent aux infirmières et infirmiers libéraux (Allier, Ariège, Rhône, Haute-Savoie, Saône-et-Loire, Ardèche, Alpes-de-Haute-Provence…).

Face à la recrudescence des violences envers les IDEL, le syndicat se mobilise pour que des mesures fortes et efficaces soient prises : bracelets connectés, droit de retrait immédiat.

Face à l’explosion des contrôles d’activité et à la pression des indus, Convergence Infirmière plaide pour la révision totale des procédures de contrôle, afin de prendre en compte la réalité du travail des IDEL, le droit à l’erreur et l’accompagnement en amont par les CPAM plutôt que la culture de la sanction en aval.

En 2023, la création de la section de La Réunion donne naissance à la première section semi-autonome du syndicat, dotée de son propre bureau et mutualisée avec Mayotte. Fédérant plus d’une centaine d’adhérents, elle illustre l’ancrage territorial de Convergence Infirmière jusque dans les départements d’outre-mer, avec leurs spécificités : reliefs montagneux, routes coupées, cyclones, forte culture du maintien à domicile des « Gramoun », contexte sanitaire marqué par le diabète et l’obésité.

En mai 2023, la loi portant amélioration de l’accès aux soins ouvre aux IDEL des compétences élargies — traitement des plaies, prescription d’examens complémentaires, bilans de prévention — une demande portée par Convergence Infirmière depuis vingt ans. L’été 2023 étend les compétences infirmières au droit de prescrire des vaccins, sous condition de formation, et la LFSS 2023 ouvre, à titre expérimental, la signature des certificats de décès par les infirmiers.

Le 20 décembre 2023, Convergence Infirmière appelle à la grève des nouveaux soins : l’envoi, tous les 15 jours, des feuilles de soins papier pour les actes gratuits à l’Assurance Maladie, afin de rendre visible auprès de la population et des élus le travail non rémunéré des IDEL.

En avril 2024, le syndicat lance la première édition de l’opération « Balance ton Gaspi » : des actions coup de poing menées chaque début avril pour rendre visible le gaspillage de médicaments et de dispositifs médicaux à domicile, chiffré par le syndicat à 1,476 milliard d’euros par an. Convergence Infirmière signe un partenariat avec le Comité pour le Développement Durable en Santé (C2DS) et fait calculer le coût carbone du gaspillage par l’agence Primum Non Nocere.

Début 2024, Convergence Infirmière refuse de signer l’avenant 10, censé compenser l’inflation mais qui n’est pas à la hauteur des enjeux et des attentes de la profession, puisqu’il se traduit uniquement par une revalorisation insignifiante de l’IFD de 25 centimes.

À l’automne 2024, dans le cadre du PLFSS 2025, le syndicat dépose douze amendements (détention de stocks de vaccins, consultation en soins infirmiers, publicité autorisée pour la vaccination et le bilan de prévention, suivi des patients en EHPAD, détaxation du carburant, retraite possible dès 60 ans…), dont dix — soit 83 % — sont repris en Commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale.

Le 26 novembre 2024, une nouvelle circulaire de la CNAM, obtenue après négociations, clarifie les règles de facturation des actes infirmiers : treize nouveaux points, dont la possibilité de facturer un prélèvement veineux à domicile sans la mention de l’IDEL ni de l’acte de prélèvement, ou un acte de pansement sans le terme exact de « pansement » dès lors que des mentions équivalentes figurent sur la prescription. Une première avancée, mais pas une fin en soi : des points d’achoppement subsistent sur la facturation du BSI et des actes de perfusion.

2025 – 2026 : la loi infirmière, l’avenant 11 et l’ouverture du droit de prescriptionUne reconnaissance législative et conventionnelle inédite

Le 10 mars 2025, l’Assemblée nationale adopte à l’unanimité, en première lecture, la proposition de loi réformant la profession infirmière portée par la députée Nicole Dubré-Chirat : pour la première fois, la consultation infirmière est inscrite dans le champ des compétences infirmières. L’amendement de Convergence Infirmière sur la conciliation médicamenteuse est également adopté — une avancée concrète pour sécuriser les traitements, éviter les erreurs et limiter le gaspillage.

Le 1er avril 2025, la première délivrance de pansements est limitée à sept jours de traitement (arrêté publié au Journal officiel du 19 mars 2025). Cette mesure découle directement de l’opération « Balance ton Gaspi » : les actions du syndicat avaient conduit la CNAM à créer un groupe de travail « pertinence et sobriété », au sein duquel cette limitation figurait parmi les propositions. La deuxième édition de l’opération, le 2 avril 2025, est fortement suivie et saluée par l’Assurance maladie.

Au printemps 2025, deux enquêtes du syndicat dressent un constat sévère. Sur la retraite : un affilié sur deux déclare des difficultés à joindre la CARPIMKO, 72 % ont renoncé à certains de leurs droits, 6,20 % seulement se disent satisfaits de son fonctionnement et 98 % jugent déraisonnable un départ à 67 ans. Convergence Infirmière porte sept mesures, dont la retraite pleine dès 62 ans. Sur l’Ordre national des infirmiers : 84 % des répondants ont eu des difficultés à le contacter et 93 % se déclarent peu ou pas satisfaits de son fonctionnement.

Le 25 juin 2025, Convergence Infirmière dépose des recours contre une circulaire imposant une lecture restrictive de la NGAP, qui interdit de coter l’acte AMI 14 plus d’une fois par jour, même pour deux perfusions médicalement distinctes prescrites à des horaires différents — une règle absente de la nomenclature, représentant jusqu’à 31,50 € de perte quotidienne pour les cabinets concernés.

Le 27 juin 2025, la loi n° 2025-581 sur la profession d’infirmier est promulguée : reconnaissance législative du rôle propre, création de la consultation infirmière et du diagnostic infirmier, ouverture d’un pouvoir de prescription sur les produits de santé et examens complémentaires nécessaires à l’exercice de la profession. Une reconnaissance que Convergence Infirmière porte depuis sa création.

Aux élections CARPIMKO du 24 juin au 8 juillet 2025, Convergence Infirmière réalise un score historique : 7 117 voix, soit 63,45 % des suffrages, loin devant la FNI (30,55 %) et l’ONSIL (5,57 %). Le syndicat obtient la totalité des sièges à pourvoir — cinq élus au conseil d’administration contre trois pour la FNI, le SNIIL n’y étant plus représenté — et la participation progresse (11 421 votants contre 8 819 en 2022). Pourtant, contre toute logique démocratique, le syndicat sera ensuite écarté du bureau au profit de manœuvres d’appareil, ce que Convergence Infirmière dénonce comme un déni de démocratie.

À l’automne 2025, le gouvernement autorise la généralisation du dispositif OSyS, permettant aux pharmaciens de réaliser certains soins, dont des pansements. Convergence Infirmière en exige le retrait immédiat : « Un pansement, ce n’est pas un simple geste technique, c’est un acte clinique, une évaluation et un suivi. » Le syndicat dénonce parallèlement le projet de décret d’application de la loi infirmière qui, en ouvrant la délégation d’actes du rôle propre aux aides-soignants, organiserait une déqualification des soins, et demande la limitation des délégations aux seuls soins d’hygiène et de confort.

En décembre 2025, Convergence Infirmière consulte l’ensemble de ses adhérents (954 répondants) : 96,83 % se déclarent satisfaits de leur adhésion, 97,88 % jugent les revendications du syndicat pertinentes, et la note moyenne de recommandation atteint 9,6/10. Près de trois adhérents sur quatre n’étaient syndiqués nulle part auparavant.

Avec le PLFSS 2026 et l’adoption définitive des articles 76, 77 et 78, Convergence Infirmière dénonce un basculement historique : la CNAM et l’administration peuvent désormais modifier, déclasser ou supprimer des actes, imposer des tarifs et décider en l’absence d’accord conventionnel. La convention devient optionnelle, les décisions deviennent unilatérales, et les IDEL comme les patients en subiront directement les conséquences.

En mars 2026, à l’approche des élections municipales, Convergence Infirmière lance une campagne nationale d’interpellation des candidats et propose treize mesures concrètes relevant des compétences communales : stationnement dédié et gratuité pendant les soins, accès aux zones piétonnes et aux couloirs de bus, prévention des agressions, fiscalité locale adaptée et non-augmentation de la CFE, désignation d’un adjoint à la santé. « Soigner à domicile ne doit pas devenir une infraction. » Le 17 mars, le syndicat réunit à Paris ses cadres pour une première journée de formation interne consacrée à la NGAP et à la convention.

Le 28 mars 2026, le texte définitif de l’avenant 11 est transmis un vendredi après-midi pour une réponse attendue le lundi matin, assorti pour la première fois d’une clause de confidentialité limitant fortement la communication des organisations signataires. Convergence Infirmière organise dans l’urgence un webinaire ouvert à toute la profession, adhérents comme non-adhérents : près de 800 infirmières et infirmiers y participent un samedi après-midi. Les mesures sont présentées de la façon la plus factuelle possible, sans que le conseil d’administration ne donne sa position, puis la profession est invitée à voter. 58 % des participants se prononcent en faveur de la signature.

Pour la première fois dans l’histoire de la profession, une organisation syndicale n’a pas décidé seule de signer ou non un avenant conventionnel : elle a présenté factuellement le texte à l’ensemble des infirmières libérales, expliqué les tenants et les aboutissants, puis leur a remis la décision. Cet espace de démocratie participative, jamais mis en place jusqu’alors, engage Convergence Infirmière à porter la voix du terrain en toute transparence et à respecter le résultat du vote.

Le 31 mars 2026, après neuf mois de négociations, Convergence Infirmière signe l’avenant 11 à la convention nationale des infirmiers, aux côtés de la FNI et du Sniil : première revalorisation de la lettre-clé AMI depuis 2009 (+ 30 centimes en deux temps), enveloppe globale de 500 millions d’euros sur 2026-2029, création de la consultation infirmière à 20 €, du statut d’infirmier référent et d’un acte de surveillance clinique, accès direct aux plaies, autorisation de stocker les vaccins, distribution des kits de dépistage du cancer colorectal, intégration des infirmiers à la permanence des soins. Le syndicat obtient également le retrait de mesures initialement défavorables sur les installations, ainsi que l’ouverture de plusieurs groupes de travail : consultations infirmières d’urgence, en santé mentale et post-opératoire, gestion des indus, bilan thérapeutique et conciliation médicamenteuse. Certaines avancées restent modestes, notamment sur la dépendance : les cumuls d’actes avec les forfaits BSI demeurent trop peu nombreux et la majoration créée pour les patients dits « très lourds » est jugée insuffisante.

Face à la flambée du prix du carburant, qui déséquilibre l’économie des tournées, Convergence Infirmière se mobilise pour la création d’un crédit d’impôt carburant et pour l’alignement des indemnités de déplacement sur les barèmes des médecins. Elle exige par ailleurs, après l’annonce de la suppression de l’Agence nationale du développement professionnel continu (ANDPC), la sanctuarisation des enveloppes dédiées aux IDEL et un calendrier clair, afin que ces crédits ne soient ni absorbés ni dilués dans d’autres structures.

En moins de dix-huit mois, Convergence Infirmière a produit seize contributions nationales formelles auprès des pouvoirs publics et des institutions — Cour des comptes, HAS, négociations conventionnelles, infirmier référent, prescription infirmière, soins non programmés, permanence des soins, dispositifs médicaux. Toutes s’appuient sur l’expérience du terrain et défendent une même ambition : renforcer l’autonomie professionnelle, reconnaître l’expertise clinique des IDEL et améliorer la prise en charge des patients à domicile.
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