Soutien au mouvement des médecins du 10 janvier 2026

Convergence Infirmière apporte son plein soutien au mouvement des médecins du 10 janvier et à leurs revendications, qui traduisent une fois de plus l’épuisement profond du système de santé et l’impasse des politiques actuelles.

Ce mouvement des médecins fait notamment suite aux dispositions de la loi de financement de la sécurité sociale donnant à l’Assurance Maladie un pouvoir accru d’ajustement des tarifs en fonction des volumes d’activité. Les infirmières et infirmiers libéraux savent parfaitement ce que cela signifie, ils en ont déjà fait les frais. La récente gestion des perfusions longues, avec des restrictions imposées sans concertation réelle, en est l’illustration concrète.

Ce qui est aujourd’hui présenté aux médecins comme un risque théorique est, pour les IDEL, une réalité déjà vécue. C’est pourquoi Convergence Infirmière affirme sa solidarité totale avec les médecins. Il s’agit d’un même mécanisme, d’une même logique technocratique, et d’une même dérive.

Les infirmières et infirmiers libéraux partagent également les constats de dégradation continue des conditions d’exercice, d’absence de reconnaissance réelle, de sous-valorisation chronique de nos actes, d’accumulation de contraintes administratives et de mesures coercitives.

Alors que les négociations conventionnelles infirmières sont en cours, nous le disons clairement :

➡️Il n’y aura pas d’acceptation d’un accord au rabais.
➡️Il n’y aura pas d’acceptation de nouvelles contraintes sans reconnaissance.
➡️Il n’y aura pas d’acceptation d’un avenant qui ne respecte ni notre profession, ni la réalité du terrain.

Si la négociation conventionnelle n’aboutit pas à un accord digne, respectueux et à la hauteur des enjeux, ou si des mesures coercitives devaient y être introduites, Convergence Infirmière se réserve la possibilité d’appeler à des mouvements de mobilisation, y compris devant les CPAM.

Nous le disons sans ambiguïté, les infirmières et infirmiers libéraux ne resteront pas spectateurs. Si rien n’évolue, les IDEL enchaîneront derrière les médecins. Notre profession n’est ni une variable d’ajustement, ni une main-d’œuvre corvéable. Nous sommes un pilier du système de santé. Le gouvernement et l’Assurance Maladie sont désormais face à leurs responsabilités.

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