À l’heure où l’Assemblée nationale est appelée à se prononcer définitivement sur la proposition de loi relative à l’aide à mourir, Convergence Infirmière considère que ce sujet ne saurait être tranché dans ces conditions mais devrait constituer un enjeu majeur du débat démocratique de la prochaine élection présidentielle.
La question de la fin de vie dépasse largement le cadre d’une réforme sanitaire. Elle touche aux fondements mêmes de notre pacte social, à notre conception de la dignité, de la solidarité, de la médecine et de l’accompagnement des plus vulnérables. Il s’agit d’un véritable choix de civilisation.
Un tel sujet ne devrait pas être examiné au terme d’une législature et à la fin d’un mandat présidentiel. Compte tenu de sa portée éthique, humaine et sociétale, il mérite d’être placé au cœur d’un grand débat national et de constituer l’un des enjeux majeurs de la prochaine élection présidentielle. Chaque candidat devrait pouvoir présenter sa vision, afin que les Françaises et les Français puissent se prononcer en toute connaissance de cause.
Nous regrettons également que les soignants, et notamment les infirmières et infirmiers, qui seront en première ligne dans l’accompagnement des patients en fin de vie, n’aient pas été pleinement associés à l’élaboration de cette réforme. Leur expérience quotidienne, leur expertise clinique et les enjeux éthiques auxquels ils sont confrontés auraient dû être pris en compte.
Au-delà des convictions de chacun, une réforme aussi fondamentale exige de l’écoute, de la concertation et la recherche du plus large consensus possible. Convergence Infirmière appelle les responsables politiques à mesurer la portée historique de leur décision et réaffirme qu’un sujet aussi fondamental mérite d’être soumis à un véritable débat démocratique national, associant pleinement les soignants et plus largement l’ensemble des citoyens.
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