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    • 26 FÉV 16

    94 % des infirmières libérales opposées a la possibilité octroyée aux aides soignantes de réaliser des glycémies capillaires. C’est sans appel

    Convergence Infirmière, la première, vous avait alerté sur le sujet. Il ne pouvait pas en être autrement puisque les autres syndicats ont brillé par leur absence !! Et se débattre seul face au lobbying du puissant syndicat d’aides-soignantes, des représentants des maisons de retraite, et d’un ministère complice n’est pas toujours chose aisée.

    Et pourtant ! Convergence Infirmière n’a rien lâché car laisser faire est impossible. Seuls les médecins et les infirmières par délégation de celui-ci peuvent franchir la barrière cutanée.
    Un acte infirmier n’est jamais anodin. Le savoir infirmier, la démarche intellectuelle de l’infirmière et ses compétences lui permettent de mesurer toutes les conséquences de ces gestes et des actions qu’elle se doit de mettre en œuvre. Tel est le cas pour une glycémie capillaire qui, non seulement doit être réalisée avec toutes les précautions nécessaires, mais surtout dont le résultat nécessite une analyse et des actions spécifiques devant une hypo ou une hyperglycémie.

    Néanmoins, dans le cadre de la réingénierie du diplôme d’aide-soignante, c’est bien ce que le ministère s’apprête à intégrer dans leur nouveau référentiel d’activité. Que les représentants des aides-soignantes tentent de monter en compétences notamment au détriment du rôle propre infirmier, on peut le comprendre. Que le ministère en fasse autant amène à penser qu’il considère qu’un acte infirmier est une tâche qui peut être exécutée par du personnel moins ou non qualifié. « Tâcheronnes » Qu’en penser ? Insultant !!!

    Et l’état n’est-il pas garant de la sécurité du patient, puisqu’avec la loi de santé, il est aujourd’hui le grand et seul responsable de la santé publique.

    Et que penser de la porte laissée grande ouverte aux aides-soignantes sur d’autres actes infirmiers comme les injections qui elles aussi, sont une effraction cutanée et qui aujourd’hui déjà pratiquées, relèvent de l’exercice illégal de la profession d’infirmier.

    Pour renforcer son opposition, Convergence Infirmière a souhaité recueillir vos avis au travers d’un sondage relatif à la réalisation de cet acte par les aides-soignantes.

    4571 se sont exprimées par un « NON » massif qui ne laisse aucune ambiguïté quant à la position de la profession (94%). C’est non à tout démantèlement de nos compétences !

    Une aide et un soutien ô combien précieux que Convergence Infirmière exprimera lors de la réunion du 3 mars prochain au ministère. Affaire à suivre ….Un grand merci à toutes et à tous !!!

    resultat-sondage-convergence-infirmiere

     

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