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    • 27 SEP 17

    VIOLENCES À L’ENCONTRE DES INFIRMIÈRES LIBÉRALES : Condamnées à tout accepter ?

    Sandrine D. est infirmière libérale.

    Elle exerce sur la commune de Pelissanne, dans le département des Bouches-du-Rhône.

    Sandrine D. vient d’être victime d’une agression. Soudaine. Brutale.

    Forcément traumatisante.

    Son assaillant n’était autre que le fils de l’une de ses patientes.

    LES INFIRMIÈRES, PLUS FORTES QUE LA POLICE ?

    Le fait est en passe de devenir banal, pour qui exerce la profession d’infirmière libérale.

    Quasiment anodin, lorsque l’on soigne des patients souffrant de troubles psychiatriques.

    Et peut-être même normal, pour qui ose s’aventurer dans des quartiers où même la Police n’ose plus s’afficher.

    SE DÉPLACER EN VOITURE BLINDÉE ?

    L’agression a été violente. Sandrine a été tirée par les cheveux. Des coups de poings lui ont été assénés. Sur les bras et les épaules.

    Heureusement, l’agresseur était assez corpulent. En courant, Sandrine est parvenu à regagner sa voiture, puis à démarrer, avant que les vitres ne cèdent, sous les coups.

    L’IMPUNITÉ AUX AGRESSEURS : NOUVEAU DROIT FRANÇAIS ?

    Ce qui n’est pas banal, en revanche, dans cette dramatique histoire, c’est que Sandrine D. se soit permis un acte qui est pourtant au fondement de notre République de droit : porter plainte.

    Une doléance enregistrée par le Tribunal de Grande Instance.

    DE JOLIES FORMULES… VIDES DE SENS ?

    Plusieurs fois déjà, Convergence Infirmière a sollicité les pouvoirs publics. Pour les interpeller sur les violences subies par les infirmières libérales, bien sûr ; pour proposer des solutions, aussi.

    C’est suite à ces nombreuses requêtes que le Ministère de la Santé annonçait une stratégie nationale d’amélioration de la qualité de vie au travail. Le volet 2 du document, dédié aux professionnels exerçant en ambulatoire, était d’ailleurs joliment dénommé “Prendre soin de ceux qui soignent”.

    Trois grands axes avaient alors été définis :

    – faire du respect et de la sécurité des patients l’affaire de tous ;

    – renforcer les accords “Santé-Sécurité-Justice” ;

    – diffuser et généraliser les bonnes pratiques des soignants, en matière de santé, par l’information, la prévention et la formation.

    POURQUOI TOUJOURS ATTENDRE QU’IL SOIT TROP TARD ?

    Manifestement, peu de choses ont été mises en place et les projets se sont durablement mués en utopie.

    Convergence Infirmière ne peut plus accepter cette situation ; aucune infirmière libérale ne peut accepter de se rendre au domicile de ses patients la peur au ventre.

    Car il faut une grande dose de courage pour se rendre, seule, chez certains patients comme dans des quartiers difficiles. Peut-être même d’inconscience ?

    Si nos tutelles persistent à se voiler la face, ce sont des immeubles, des lieux dits, des quartiers, qui ne seront plus visités. Ce sont des patients souffrant de troubles psychiatriques ou de pathologies liées à des atteintes frontales qui ne seront plus pris en charge. Derrière tout cela, ce sont des familles entières qui vont se retrouver plongées dans le désarroi le plus total.

    Alors, Convergence Infirmière, les infirmières libérales et toute personne douée de raison et d’un minimum de bon sens se pose une seule et même question :

    QU’EST CE QU’ON ATTEND ?

     

    Montpellier, le 25 septembre 2017

    Contact presse : 04 99 13 35 05