CORONAVIRUS – COVID-19

FAISONS LE POINT

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Début janvier 2020, un nouveau coronavirus (SARS-CoV-2) a été découvert et décrit en Chine. Ce nouveau coronavirus a depuis provoqué une épidémie mondiale (pandémie) de « maladie à coronavirus 2019 », appelée COVID-19.

Le 16 mars 2020, afin de lutter contre l’épidémie de COVID-19, le Président de la République a décidé de prendre des mesures pour réduire les contacts et déplacements au strict minimum sur l’ensemble du territoire à compter du mardi 17 mars à 12h00, pour quinze jours minimum.

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Dernières actus

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Stratégie de prise en charge des personnes âgées en établissements et a domicile dans le cadre de la gestion de l'épidémie de COVID-19

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Courrier Olivier VERAN du 31 mars 2020

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Lettre d'Olivier VERAN aux professionnels de santé libéraux

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Le point de Convergence Infirmière

Nous avons beaucoup à dire, dans la crise sanitaire sans précédent que nous traversons. Il est évident qu’il y aura ″un avant″ et ″un après″ !

Les infirmières et les médecins se retrouvent en première ligne, alors qu’ils n’ont jamais cessé d’être, depuis des décennies,  très mal considérés par les tutelles.

Dans cette crise majeure, le Président de la République leur rend hommage… mais il oubliera vite après celle-ci, l’importance de ces professionnels ! Nous avons essuyé tant et tant de désaveux, pour des raisons budgétaires… En témoignent la vaccination aux pharmaciens, les actes octroyés aux AS, exercice partiel et autre volonté technocratique mettant en danger la sécurité des citoyens, que Convergence Infirmière dénonce systématiquement !

Les soignants sont précieux. Oui je vous le dis : ils sont précieux et comme pour tout ce qui est précieux, il est impératif d’en prendre soin ! Or, c’est l’inverse que nous subissons, et ce depuis des années !

Aujourd’hui, les soignants sont positionnés en première ligne, principalement vous, les infirmières, dans la lutte contre le Covid-19. Il faut donc vous apporter une aide et vous préserver coûte que coûte. C’est pourquoi les moyens mis en œuvre se doivent d’être à la hauteur de l’exceptionnelle situation que nous traversons.

Une situation aggravée par une méconnaissance des règles d’hygiène élémentaires… et qui vient – malheureusement – faire écho au projet de ″prévention et d’éducation″ porté à bras le corps par Convergence Infirmière. Un programme faisant la part belle aux gestes qui, exécutés en amont, permettent d’éduquer les patients et/ ou les citoyens afin d’éviter les pathologies chroniques et leurs complications mais également, comme on le voit dans cette crise, des gestes qui permettent de freiner ou de stopper la propagation des virus et des bactéries par des mesures barrières…

Le 12 mai prochain, nous célébrerons le bicentenaire de la naissance de Florence Nightingale ; notre pionnière, celle là-même qui réussit, par la mise en place de mesures d’hygiène, à stopper nombre d’infections durant la guerre de Crimée, en 1854. C’est elle qui est à l’origine du développement des programmes de formation des infirmières et des soins infirmiers modernes. Elle comprit l’importance des conditions sanitaires et sût les ériger en science. N’oublions jamais ces leçons du passé ; c’est sur elles que nous devons construire notre avenir.

Je suis au front, comme vous, je manque de matériel, comme vous, je suis scandalisée, comme vous, par tout ce que nous subissons : les vols, les effractions de véhicule, les consignes non respectées etc..  Croyez-moi : tout remonte au Ministère et en direct.

Je le pense sincèrement : vous êtes des héros ! Prenez soin de vous, prenez soin de vos familles.

Ghislaine Sicre
Présidente Convergence Infirmière

Convergence Infirmière se mobilise au quotidien

Convergence Infirmière est totalement mobilisé au quotidien pour porter vos revendications, relayer vos inquiétudes et parfois votre désarroi. Parce que notre profession est en première ligne, notre devoir est de tout mettre en œuvre pour que nous ayons les moyens d’exercer dans la dignité et la sécurité. Nous avons saisi à plusieurs reprises le Ministre des Solidarités et de la Santé Olivier Véran et le Directeur général de la CNAM Nicolas REVEL. Vous pourrez consulter les courriers qui reprennent l’ensemble de nos, de vos revendications. Nous continuerons à interpeler et à sensibiliser nos institutions et à vous informer.

Vous pouvez également télécharger l’attestation de déplacement dérogatoire. Car au-delà de l’exercice de notre profession, nous sommes également très attentif à ce que votre vie personnelle puisse se poursuivre sans qu’aux contraintes professionnelles énormes s’ajoutent les contraintes du quotidien. C’est pourquoi nous avons notamment demandé un passage prioritaire en caisse pour que nous fassions nos courses de la façon la plus adaptée aux exigences de notre engagement.

Courrier – Olivier VERAN – Coronavirus problématiques administratives 9 mars 2020
Courrier – Olivier VERAN – Coronavirus problématiques administratives 17 mars 2020
Courrier – Nicolas REVEL – Coronavirus problématiques administratives 17 mars 2020


Quelles sont les mesures mises en place au niveau national ?

CORONAVIRUS : MACRON SE RÉSOUT À DES MESURES CHOCS POUR ″PROTÉGER LES FRANÇAIS″
Le président de la République a annoncé lors d’une allocution télévisée, ce jeudi, que toutes les écoles, collèges, lycées et universités seraient fermés en France à compter de lundi et jusqu’à nouvel ordre. Il a solennellement demandé à tous les seniors de plus de soixante-dix ans et aux personnes fragiles de rester chez elles. Il a également décrété la mobilisation générale pour l’économie.

Aller + loin avec cet article publié sur lesechos.fr (12.03.2020)
> https://www.lesechos.fr/politique-societe/emmanuel-macron-president/coronavirus-macron-se-resout-a-des-mesures-chocs-pour-proteger-les-francais-1184801

Que se passe-t-il au niveau mondial ?

CONTAMINATIONS À TRAVERS LE MONDE
Deux sites recensent le nombre de cas officiellement déclarés, pays par pays, en temps réel, sur l’ensemble du globe.
> https://www.arcgis.com/apps/opsdashboard/index.html#/bda7594740fd40299423467b48e9ecf6
> https://fr.safetydetectives.com/novel-coronavirus-ncov-real-time-report/

Coronavirus : qu’est-ce que c’est ?

SELON l’OMS :

Les coronavirus (CoV) sont une grande famille de virus qui provoquent des maladies allant du rhume à des maladies plus graves telles que le syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV) et le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS-CoV).

La maladie à coronavirus (COVID-19) est une nouvelle souche qui a été découverte en 2019 et n’a pas été identifiée auparavant chez l’homme.

Les coronavirus sont zoonotiques, ce qui signifie qu’ils sont transmis entre les animaux et les humains. Des enquêtes détaillées ont révélé que le SARS-CoV était transmis des civettes aux humains et le MERS-CoV des dromadaires aux humains. Plusieurs coronavirus connus circulent chez des animaux qui n’ont pas encore infecté l’homme.

Les signes d’infection courants comprennent les symptômes respiratoires, la fièvre, la toux, l’essoufflement et les difficultés respiratoires. Dans les cas plus graves, l’infection peut provoquer une pneumonie, un syndrome respiratoire aigu sévère, une insuffisance rénale et même la mort.

Les recommandations standard pour prévenir la propagation des infections comprennent le lavage régulier des mains, la couverture de la bouche et du nez lors de la toux et des éternuements, la cuisson minutieuse de la viande et des œufs. Évitez tout contact étroit avec toute personne présentant des symptômes de maladie respiratoire tels que toux et éternuements

L’OMS VOUS INFORME AU QUOTIDIEN
Sur ce site, vous trouverez des informations et des conseils de l’OMS concernant la flambée actuelle de maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) qui a été signalée pour la première fois à Wuhan, en Chine, le 31 décembre 2019. Nous vous invitons à visiter cette page pour consulter les mises à jour quotidiennes

Aller + loin en vous connectant sur le site officiel de l’Organisation mondiale de la Santé
> https://www.who.int/fr/emergencies/diseases/novel-coronavirus-2019

POINTS SUR LES MODES DE TRANSMISSION SELON AVIS DU HCSP

Les différentes estimations de l’indice de reproduction de base (R0) compatibles avec la dynamique initiale à Wuhan se situent globalement entre 2 et 3 [8-16], indiquant une transmissibilité du SARS-CoV-2 supérieure à celle de la grippe saisonnière et du MERS-CoV, et comparable avec celle du SARS-CoV.

Comme pour les autres coronavirus humains, le SARS-CoV-2 est transmis lors de contacts étroits par l’inhalation de gouttelettes infectieuses émises lors d’éternuements ou de toux par le patient. Le virus est retrouvé dans les voies aériennes supérieures et potentiellement dans les voies aériennes profondes.

La transmission des coronavirus des surfaces contaminées vers les mains n’a pas été prouvée. Cependant, elle ne peut être exclue, à partir de surfaces fraichement contaminées par les sécrétions. Par ailleurs, les coronavirus survivent jusqu’à 3 heures sur des surfaces inertes sèches et jusqu’à 6 jours en milieu humide. Ainsi la transmission manuportée à partir de l’environnement est possible. Le SARS-CoV-2 peut être retrouvé dans les liquides biologiques dont les selles.

Toutefois, le caractère infectieux du virus détecté dans les selles chez certains cas n’est pas avéré et le risque de transmission fécale du virus SARS-CoV2 n’a pas été documenté [16, 17]. L’excrétion du virus a pu être mise en évidence chez certains patients après la disparition des symptômes

COMBIEN DE TEMPS LE NOUVEAU CORONAVIRUS RESTE-T-IL CONTAGIEUX SUR DE DIFFÉRENTES SURFACES ?
Que les gouttelettes du virus se déposent sur du cuivre, du carton ou du plastique, et sa survie ne sera pas la même…

Aller + loin avec cet article publié sur huffingtonpost.fr (12.03.2020)
> https://www.huffingtonpost.fr/entry/combien-de-temps-le-nouveau-coronavirus-reste-contagieux-sur-differentes-surfaces_fr_5e6a02adc5b6dda30fc3be73

Consulter l’étude mise en ligne sur le site de prépublication scientifique ″medRxiv″ (10.03.2020)
> https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2020.03.09.20033217v1.full.pdf

PREMIÈRES ÉTUDES CONCERNANT LES FACTEURS MAJEURS ASSOCIÉS AU DÉCÈS
Cette étude, à paraître sous peu dans la prestigieuse revue ″The Lancet″, est la première à identifier et préciser les facteurs de risque de décès chez les adultes hospitalisés en raison de l’épidémie COVID-19 à Wuhan, site d’émergence du nouveau coronavirus SRAS-CoV-2. Parmi les conclusions, être âgé, montrer des signes de septicémie et avoir des troubles de la coagulation sanguine, lors de l’admission à l’hôpital, sont des facteurs de risque clés associés à un risque plus élevé de décès. Enfin, la durée d’excrétion virale est ici estimée à 20 jours, ce qui suggère que certaines personnes infectées pourraient encore propager le virus après les 14 jours jusque-là retenus ; les chercheurs précisant néanmoins que ces durées ont été estimées ici chez des patients présentant une forme sévère de la maladie.

Aller + loin avec cet article publié sur santelog.fr (10.03.2020)
> https://www.santelog.com/actualites/covid-19-premiere-identification-des-facteurs-majeurs-associes-au-deces

Que faire en cas de suspicions
  • LES SYMPTOMES

Les signes cliniques suivants seront à rechercher plus précisément :

  • Date de début des symptômes ;
  • Fièvre ou sensation de fièvre ;
  • Toux ;
  • Autres signes respiratoires haut ou bas ;
  • Autres signes d’infection virale (courbatures, etc.)
  • Signes de décompensation d’une pathologie sous-jacente.

Les signes de gravité suivants sont des indications d’hospitalisation :

  • Polypnée (fréquence respiratoire > 22/min)
  • Oxymétrie de pouls (Sp02) < 90% en air ambiant
  • Pression artérielle systolique < 90 mmHG
  • Altération de la conscience, confusion, somnolence
  • Déshydratation
  • Altération de l’état général brutal chez le sujet âgé

Symptômes par ordre de fréquence décroissant

Fièvre (83 à 98%. Jusqu’à 60% de patients apyrétiques dans des études avec moins de patients hospitalisés, température médiane = 37,75 à 38,3°C), toux (59 à 82%) habituellement sèche, dyspnée (31 à 55%), myalgies (11 à 44%), confusion (9%), céphalées (6 à 13%), maux de gorge (5 à 17%), rhinorrhée (4%), douleur thoracique (2%), diarrhée (3 à 10%), nausées vomissements (1 à 13%).

D’après les retours de nombreux professionnels, d’autres signes cliniques pourraient éveiller la suspicion diagnostique :

  • Une anosmie brutale sèche
  • Une agueusie
  • Des nausées
  • Une oppression thoracique non douloureuse
  • Un prurit pharyngé.

Si ces éléments sont actuellement à l’étude, et malgré l’absence de référence permet actuellement de les étayer, il semble utile, en cas d’anosmie, de ne pas prescrire de corticoïdes par voie locale ou générale, ni de lavages de nez (propices à la dissémination).

L’état des connaissances actuelles montre que la contamination se fait par les gouttelettes, les mains et les surfaces. De ce fait, pour éviter des contaminations croisées et pour protéger les infirmiers libéraux et leur famille, nous proposons :

  • Une prise en charge spécifique des personnes infectées sans mélange avec les patients d’une tournée habituelle. Il s’agit donc d’infirmiers libéraux dédiés à ces patients en lien avec un médecin traitant du secteur. En parallèle, les autres infirmiers libéraux prennent en charge leurs patients habituels non infectés et tous les patients non infectés qui sont sortis de l’hôpital en raison de l’instauration du plan blanc.
  • Le port d’une tenue professionnelle type hôpital qui peut se laver à 60 ou mieux à 90 degrés avec des chaussures dédiées à la tournée décontaminables en fin de tournée ou une utilisation de surchaussures. On part du principe que la tenue peut être potentiellement contaminée. (Qui fournit les tenues ? L’hôpital ? Voir avec l’ARS et surtout qui les lave ? Attention le brassage du linge contaminé produit une aérosolisation qui nécessite un masque FFP2. Quoiqu’il en soit, il faut une tenue quotidienne dédiée à la tournée qui ne pourra pas être mélangée au linge familial. La tenue sera protégée par une surblouse. Cette tenue est à revêtir au cabinet et à après usage à mettre toujours au cabinet dans des sacs à linge contaminé. Ces derniers devraient être ramassés par une société de lavage réquisitionnée pour la situation. L’idéal serait de ne rien revêtir sur la tenue mais, en cas d’intempéries, la veste doit être lavable (similaire à celle des Samu) et rester dans la voiture. La surblouse sera revêtue en arrivant et retirée à la fin des soins en ne touchant que l’intérieur, elle sera pliée face extérieure contre face extérieure et restera chez le patient (suspendre de préférence sur un porte-manteau dédié qui se trouve dans l’entrée de la maison). Elle pourra ainsi être réutilisée plusieurs fois en l’enfilant en ne touchant que l’intérieur. Quand l’infirmier rentre chez lui, il prendra une douche.
  • Avant l’arrivée de l’infirmier, le patient et les membres de sa famille s’ils sont en contact avec l’infirmier revêtent le masque. L’infirmier fait sa tournée avec un masque chirurgical qu’il change toutes les 3 heures ou lorsqu’il est mouillé ainsi qu’une charlotte. On ne peut pas se permettre de mettre un masque et une charlotte par patient.
  • Les lunettes de protection ne semblent pas être utiles si le patient porte bien son masque.
  • L’hygiène des mains sera assurée par les SHA. Il faut partir du principe que si le patient est touché, les mains sont contaminées. Ce qui nécessite une friction avec une SHA. Toutes les poignées de porte sont à actionner avec le coude.
  •  Attention, il est nécessaire de décontaminer le volant et tous les accessoires de la voiture qui ont été touchés à la fin de la tournée avec un détergent désinfectant.
  • Il faudrait favoriser l’utilisation de l’oreillette pour éviter de toucher l’écran du téléphone pour décrocher lors d’un appel. Le téléphone doit être décontaminé avec un détergeant désinfectant à chaque fois que l’écran est touché. C’est un véritable vecteur. Les transmissions sont à faire dans la voiture après friction SHA des mains.
  • S’il est nécessaire de remplir un dossier papier, le stylo est celui de l’infirmière qui se trouve dans la mallette et qui à décontaminer au même titre que les appareils utilisés.
  • L’infirmier arrive chez le patient avec sa mallette qui contient le tensiomètre et le saturomètre. Après usage, tensiomètre et saturomètre sont à décontaminer avec un détergent désinfectant avant de les ranger dans la mallette qui sera décontaminée également. Les surfaces étant contaminées, il est nécessaire que les appareils utilisés ne soient pas déposés sur des surfaces comme une table  ou un lit.
  • Les déchets sont à éliminer dans la filière des DASRI qui seront laissés chez le patient et devraient être récupérer par un prestataire.
  • L’idéal serait de réquisitionner un hôtel pour ces patients ainsi le ménage est fait, le linge traité, les repas assurés, tout en respectant les règles liées au Covid-19. Les patients peuvent téléphoner de leur chambre pour prévenir les soignants qui resteront présents. Tous les soins peuvent être réalisés sur place en aménageant les locaux. De l’oxygène peut être mis à disposition en attendant un éventuel transfert à l’hôpital.
Avis provisoire : recommandations relatives à la prévention et à la prise en charge du COVID-19 chez les patients à risque de formes sévères

Le Haut Conseil de la Santé Publique émet des recommandations pour la prévention et à la prise en charge du COVID-19 chez les patients à risque de formes sévères:

SEVERITES

  • Formes modérées = 81%
  • Formes sévères = 14% (dyspnée, fréquence respiratoire ≥30/mn, SaO2≤ 93%, PiO2 <300, et/ou infiltrat pulmonaire > 50% en 24-48h),
  • Formes critiques = 5% (SDRA, choc septique, et/ou défaillance multiviscérale

Les comorbidités sont des conditions cliniques ou thérapeutiques favorisant l’évolution péjorative de l’infection :

  • Personnes âgées de 70 ans et plus ;
  • Insuffisance respiratoire chronique sous oxygénothérapie ou asthme ou mucoviscidose ou toute pathologie chronique respiratoire susceptible de décompenser lors d’une infection virale ;
  • Insuffisance rénale chronique dialysée ;
  • Insuffisance cardiaque stade NYHA III ou IV ;
  • Cirrhose ≥ stade B ;
  • Antécédents cardiovasculaires : hypertension artérielle, ATCD accident vasculaire cérébral ou coronaropathie, chirurgie cardiaque ;
  • Diabète insulinodépendant ou présentant des complications secondaires à leur pathologie (micro ou macro angiopathie) ;
  • Immunodépression :

– Médicamenteuse : chimiothérapie anti cancéreuse, immunosuppresseur, biothérapie et/ou corticothérapie à dose immunosuppressive
– Infection à VIH non contrôlé ou avec des CDA < 200/mm3
– Greffe d’organe solide ou de cellules souches hématopoïétique
– Cancer métastasé

  • Obésité morbide IMC > 40
  • Grossesse à partir du 3ème trimestre

La protection de ces personnes est un impératif qui ne pourra être atteint que par le respect de mesures de prévention strictes.

Pour élaborer ces recommandations, le HCSP a auditionné des praticiens pour prendre en compte la réalité du terrain.

Il a aussi demandé à un groupe de cancérologues de faire des recommandations pour la prise en charge des patients.

Aller + loin avec cet article publié sur hcsp.fr
> https://www.hcsp.fr/Explore.cgi/AvisRapportsDomaine?clefr=775

QUAND SURVIENNENT LES COMPLICATIONS ?

Aggravation vers le 7ème jour avec atteinte parenchymateuse, sepsis, surinfections bactériennes ou fongiques.

Cliniquement : dyspnée vers J8 et détresse respiratoire vers J9.
Radiologiquement : pneumopathie en verre dépolie, unilatérale préférentiellement sur le lobe inférieur droit, puis bilatérale.

QUE FAIRE EN CAS DE SYMPTÔMES –

En phase épidémique, les patients sont invités, en cas de symptômes évocateurs du Covid-19, à contacter leur médecin traitant, sauf en cas de signe de gravité où la recommandation restera d’appeler le SAMU-centre 15.  (fièvre ou sensation de fièvre, toux, dyspnée… ),

Lavage des mains avec du savon et de l’eau ou un soluté hydro-alcoolique après chaque passage de patients suspects avec des signes d’infection respiratoires et ayant nécessité la manipulation d’objets appartenant au patient (carte vitale, moyen de paiement, documents, etc.).

EVOLUTION NATURELLE

Incubation de 4,9 jours à 6,4 jours.

  • QUELS SONT LES GESTES BARRIÈRES A EXPLIQUER AUX PATIENTS ?

 

Face aux infections respiratoires, il existe des gestes simples pour préserver votre santé et celle de votre entourage :

se laver les mains très régulièrement ;
► tousser ou éternuer dans son coude ;
► saluer sans se serrer la main et éviter les embrassades ; mesure de distanciation de 1 mètre
► Utiliser des mouchoirs à usage unique ; jetez le dans une poubelle et lavez vous les mains
► Porter un masque quand on est malade (sur prescription médicale).
Rester chez soi

FICHE : Procédure en rentrant chez soi, procédure en vivant avec une personne à risque, procédure en sortant.

  • QUI CONTACTER EN CAS DE SUSPICION?

Pour les patients  en auto-suivi :

  • Vérifier si les symptômes coïncident :

https://maladiecoronavirus.fr/

  • Prévoir une téléconsultation avec le médecin
  • Appeler le 15 si des signes de gravités apparaissent
  • Repérer et prendre en charge un patient atteint d’infection respiratoire aigüe en contexte d’épidémie CoVID1- 9 :https://www.coreb.infectiologie.com/UserFiles/File/procedures/fiche-radar-covid19-med-liberale-22-mars-vf-13h.pdf

Un numéro vert a été mis en place pour répondre à vos questions sur le Coronavirus COVID-19, en permanence, 24h/24 et 7j/7 : 0 800 130 000.

Pour toute information supplémentaire, nous vous invitons à vous connecter sur le www.gouvernement.fr

Quelles sont les consignes pour la filière ambulatoire ?

Fiche : Repérer et prendre en charge un patient atteint d’infection respiratoire aigüe en contexte d’épidémie CoVID-19

  • CONSIGNES À DONNER AUX PATIENTS COVID-19 (CAS CONFIRMÉS) PRIS EN CHARGE À DOMICILE

Pour rappel, en phase épidémique stade 3, les patients Covid-19 qui pourront être suivis par les IDE à domicile sont :

  • Patient ayant été hospitalisé car ayant présenté une forme symptomatique avec signes de gravité et dont les critères cliniques d’évolution permettent un retour au domicile ;
  • Patient ayant été vu par un médecin de ville car ayant présenté une forme symptomatique sans signes de gravité nécessitant un repos et une surveillance de quelques critères cliniques au domicile par un tiers en complément du suivi médical

La surveillance à domicile repose sur :

Pour le patient :

-Confinement du domicile ;
-La surveillance de la température 2 fois par jour ;
-La consigne, en cas d’évolution de l’état général, d’un appel au médecin qui le suit ou si le médecin traitant n’est pas joignable ou en cas de signe de gravité au SAMU-Centre 15.

 Pour l’entourage, application des mesures suivantes :

– Surveillance personnelle de la température 2 fois par jour et surveillance des signes respiratoires ;
-Restrictions des activités sociales et des contacts avec des personnes fragiles ;
-En cas d’apparition de fièvre ou de symptômes respiratoires chez un membre de l’entourage, consigne de prendre contact avec le médecin traitant, ou à défaut ou en cas de signes de gravité, d’appeler le SAMU-Centre 15.

Au sein du logement :

-Il est conseillé de rester dans une pièce spécifique, en évitant les contacts avec les autres occupants du domicile et d’aérer régulièrement ;
-Si possible, une salle de bain et des toilettes spécifiques sont à privilégier. Il est également recommandé de se laver les mains fréquemment, de ne pas toucher d’objets communs et de laver quotidiennement les surfaces fréquemment touchées (poignées, télécommandes, téléphones portables, etc.) ;
-Il est déconseillé de recevoir de visites sauf indispensables, comme les aidants à domicile. Enfin, les livraisons à domicile sont possibles, en laissant le colis sur le palier.

Le confinement doit être réalisé dans une pièce dédiée, bien aérée. Elle vise à minimiser les contacts entre personnes et à limiter la contamination des surfaces dans le logement. Cette pièce doit être aérée trois fois par jour, tout comme ainsi le reste du lieu de vie. Si plusieurs WC sont disponibles, un doit être dédié. En cas de WC partagé, une hygiène stricte doit être respectée (nettoyage eau de javel ou par lingette désinfectantes).

Organisation du suivi à domicile

Soit par télésuivi

Vidéotransmission ou suivi par téléphone si les équipements du patient et de l’infirmière ne le permettent  pas.

Le contenu de l’acte de télésuivi et les signes cliniques de surveillance

1-Recueil des informations et le plan de soins prescrit par le médecin qui prend en charge le patient (points de vigilance, rythme de surveillance…)
2-Lors du premier contact, l’IDE procède à :

  • La vérification des antécédents du patient (pathologies chroniques, facteurs de complication etc.), (voir avec médecin si déjà effectué)
  • La vérification des critères cliniques nécessaires à la surveillance :

 

L’interrogatoire sur l’état général du patient ;

-La recherche de signes évocateurs d’aggravation des symptômes ;
-Le recueil des constantes cliniques à distance :
-Température, poids et autres constantes définies dans la doctrine médicale
-Recherche de signes d’altération de la conscience ;
-Recherche de signes de déshydratation.
-Le rappel des consignes d’hygiène et de prévention pour l’entourage
-La coordination avec le médecin, avec une alerte sans tarder si l’état du patient le nécessite, voire un appel du 15 en cas de détresse en parallèle de l’information du médecin.

Les visites à domicile

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Prise en charge ville 1.88 MB 49 downloads

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Attention, l’infection par le Sras-Cov2 est très contagieuse selon les premières études épidémiologiques. Vous devez protéger vos patients fragiles, immunodéprimés, avec des comorbidités…

Votre risque d’infection est élevé.

Pour limiter les risques, Il est nécessaire de dédier une tournée et seulement si vous avez accés aux équipements de de protection individuelle : masques, surblouses, gants,  surchaussures, lunettes, SHA,

Si un de vos patients est suspectés ou avérés (télésuivi) et/ou selon les cas, les placer en fin de tournée. 1 malade peut transmettre le covid-19 jusqu’à 8 personnes. Si les précautions ne sont pas prises, vous pouvez être un vecteur de contagion.

Quel est le protocole pour la surveillance des patients infectés Covid-19 restant à domicile, non connectés et non autonomes, pour une surveillance nécessitant un à deux passages par jour d’un infirmier libéral ?

L’état des connaissances actuelles montre que la contamination se fait par les gouttelettes, les mains et les surfaces. De ce fait, pour éviter des contaminations croisées et pour protéger les infirmiers libéraux et leur famille, nous proposons :
• Une prise en charge spécifique des personnes infectées sans mélange avec les patients d’une tournée habituelle. Il s’agit donc d’infirmiers libéraux dédiés à ces patients en lien avec un médecin traitant du secteur. En parallèle, les autres infirmiers libéraux prennent en charge leurs patients habituels non infectés et tous les patients non infectés qui sont sortis de l’hôpital en raison de l’instauration du plan blanc.

• Le port d’une tenue professionnelle type hôpital qui peut se laver à 60 ou mieux à 90 degrés avec des chaussures dédiées à la tournée décontaminables en fin de tournée ou une utilisation de sur chaussures. On part du principe que la tenue peut être potentiellement contaminée. (Qui fournit les tenues ? l’hôpital ? voir avec l’ARS et surtout qui les lave ? Attention le brassage du linge contaminé produit une aérosolisation qui nécessite un masque FFP2. Quoiqu’il en soit, il faut une tenue quotidienne dédiée à la tournée qui ne pourra pas être mélangée au linge familial. La tenue sera protéger par une sur blouse. Cette tenue est à revêtir au cabinet et à après usage à mettre toujours au cabinet dans des sacs à linge contaminé. Ces derniers devraient être ramassés par une société de lavage réquisitionnée pour la situation. L’idéal serait de ne rien revêtir sur la tenue mais en cas d’intempéries, la veste doit être lavable (genre celle des samu) et rester dans la voiture. La sur blouse sera revêtie en arrivant et retirée à la fin des soins en ne touchant que l’intérieur, elle sera pliée face extérieure contre face extérieure et restera chez le patient (suspendre de préférence sur un porte manteau dédié qui se trouve dans l’entrée de la maison). Elle pourra ainsi être réutilisée plusieurs fois en l’enfilant en ne touchant que l’intérieur. Quand l’infirmier rentre chez lui, il prendra une douche.

• Avant l’arrivée de l’infirmier, le patient et les membres de sa famille s’ils sont en contact avec l’infirmier revêtent le masque. L’infirmier fait sa tournée avec un masque chirurgical qu’il change toutes les 3 heures ou lorsqu’il est mouillé ainsi qu’une charlotte. On ne peut pas se permettre de mettre un masque et une charlotte par patient.

• Les lunettes de protection ne semblent pas être utiles si le patient porte bien son masque.

• L’hygiène des mains sera assurée par les SHA. Il faut partir du principe que si le patient est touché, les mains sont contaminées. Ce qui nécessite une friction avec une SHA. Toutes les poignées de porte sont à actionner avec le coude.

• Attention, il est nécessaire de décontaminer le volant et tous les accessoires de la voiture qui ont été touchés à la fin de la tournée avec un détergent désinfectant.

• Il faudrait favoriser l’utilisation de l’oreillette pour éviter de toucher l’écran du téléphone pour décrocher lors d’un appel. Le téléphone doit être décontaminé avec un détergeant désinfectant à chaque fois que l’écran est touché. C’est un véritable vecteur. Les transmissions sont à faire dans la voiture après friction SHA des mains.

• S’il est nécessaire de remplir un dossier papier, le stylo est celui de l’infirmière qui se trouve dans la mallette et qui à décontaminer au même titre que les appareils utilisés.

• L’infirmier arrive chez le patient avec sa mallette qui contient le tensiomètre et le saturomètre. Après usage, tensiomètre et saturomètre sont à décontaminer avec un détergent désinfectant avant de les ranger dans la mallette qui sera décontaminée également. Les surfaces étant contaminées, il est nécessaire que les appareils utilisés ne soient pas déposés sur des surfaces comme une table ou un lit.

• Les déchets sont à éliminer dans la filière des DASRI qui seront laissés chez le patient et devraient être récupérer par un prestataire.

• L’idéal serait de réquisitionner un hôtel pour ces patients ainsi le ménage est fait, le linge traité, les repas assurés, tout en respectant les règles liées au covid 19. Les patients peuvent téléphoner de leur chambre pour prévenir les soignants qui resteront présents. Tous les soins peuvent être réalisés sur place en aménageant les locaux. De l’oxygène peut être mis à disposition en attendant un éventuel transfert à l’hôpital.

Protection des soignants et mesures d’hygiène

Mesures d’hygiène

Pour éviter la contamination des soignants et des patients vus les uns après les autres lors de la tournée de l’IDE à domicile, des règles d’hygiène sont à respecter.

Si un patient est détecté positif : installation d’un sas de décontamination chez le patient (pièce dédiée)

L’infirmier entre avec le strict minimum nécessaire à la surveillance du patient : le tensiomètre et le saturomètre. Le patient aura son thermomètre et ouvrira lui-même la porte à l’idel. L’idel est équipé.

Il réalise l’hygiène des mains par friction hydro-alcoolique et met un masque chirurgical.

Le patient doit porter systématiquement un masque chirurgical en cas de contact avec un professionnel de santé. S’il n’en a pas, l’infirmier lui en faire mettre un.

C’est l’occupant du logement qui manipule les poignées de porte lors de l’entrée et de la sortie du soignant.

Le patient doit porter un masque chirurgical et réaliser une hygiène des mains en présence de tiers.

Le soignant doit strictement respecter les précautions standard et les précautions complémentaires de contact.

L’examen du patient se fait avec un masque chirurgical et des lunettes. La tenue peut être complétée par des gants (en situation de contact ou de risque de contact avec du sang, des liquides biologiques, une muqueuse ou la peau lésée) et une surblouse à usage unique à manches longues (doublée d’un tablier plastique si elle n’est pas imperméable) lors de la réalisation de soins mouillant ou souillant.

Les symptomatologies très marquées et les gestes invasifs chez des personnes suspectes ou confirmées Covid-19 relèvent pleinement de la précaution complémentaire ″air″. Un appareil de protection respiratoire de type FFP (FFP2 le plus souvent, complété par des lunettes et une protection de la chevelure est indiqué pour protéger les soignants lors de la prise en charge de patients.

Lavage des mains
La réalisation, avec une rigueur absolue, des gestes d’hygiène des mains par friction hydro-alcoolique (en particulier avant de porter les mains au visage) et par lavage au savon quatre à 6 fois par 24 heures.

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Port du masque
Le port du masque de type chirurgical ou FFP2 permet de réduire la diffusion des particules potentiellement infectieuses. Il protège les personnes qui vous entourent, mais également l’environnement. Il doit être porté systématiquement en cas de contact. En sus du port du masque, vous devez respecter une distance de sécurité d’un mètre sans contacts directs.

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Utilisation du masque 1,005.54 KB 25 downloads

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TUTO N1 :

TUTO Masque avec lanières :

TUTO Masque avec élastique :

SURBLOUSE : gestes pour enfiler surblouse
TUTOS :


GANTS : retrait de gants à usage unique
TUTO :



Certaines surfaces sont susceptibles d’être un vecteur de contamination et doivent être régulièrement désinfectées (smartphone, poignées de portes, interrupteurs …).

Gestion des déchets d’activités de soins (DAS) produits au cours de l’épidémie de Covid-19, en particulier en milieu diffus

Le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) présente les modalités de gestion des déchets d’activité de soins (DAS) produits au cours de l’épidémie de Covid-19, à la fois pour les établissements de santé, les professionnels de santé en exercice libéral et les personnes infectées ou susceptibles de l’être, maintenues à domicile.
Le HCSP recommande :
1. Pour les professionnels de santé prodiguant des soins à domicile, d’éliminer les déchets produits par l’acte de soin via la filière classique des DASRI.
2. Pour les professionnels de santé en exercice libéral et pour les personnes infectées ou susceptibles de l’être, maintenues à domicile, d’éliminer selon la filière classique des ordures ménagères (dans un double emballage), les déchets contaminés ou susceptibles d’être contaminés (notamment les masques, mouchoirs à usage unique et bandeaux de nettoyage des surfaces).

 

Conseils pour le linge et les draps
Dans la mesure du possible, le patient devra réaliser personnellement les opérations. Ne pas secouer les draps et le linge. Transporter les draps et le linge à laver dans la machine à laver le linge sans dépose intermédiaire dans le logement. Laver le linge de literie d’un patient confirmé dans une machine à laver avec un cycle à 60 degrés pendant 30 minutes au minimum.

 

 

Nettoyage des sols
Il est nécessaire de respecter les consignes suivantes pour le bionettoyage des sols et surface :
– ne pas utiliser un aspirateur générateur d’aérosols pour le nettoyage des sols ;
– nettoyer les sols et surfaces avec un bandeau de lavage à UU imprégné d’un produit détergent ;
– puis rincer à l’eau du réseau avec un autre bandeau de lavage à UU ;
– puis laisser sécher ;
– puis désinfecter les sols et surfaces à l’eau de javel dilué à 0,5% de chlore actif (1 litre de Javel à 2,6% + 4 litres d’eau)

Aller + loin avec ces consignes de la Société française d’Hygiène Hospitalière (07.02.2020)
> https://www.sf2h.net/wp-content/uploads/2020/02/AVIS-SF2H-Prise-en-charge-linge-et-locaux-2019-nCoV-07-02-2020.pdf

Quelle prise en charge ?

Visite à domicile des patients Covid 19 par les IDE

Pendant la durée de l’épidémie, de manière dérogatoire et transitoire et afin d’assurer la surveillance à domicile des patients atteint ou suspect d’infection, les IDE sont autorisés à coter un AMI 5,8 par analogie avec un acte existant à la NGAP : acte de surveillance clinique de prévention pour un patient à la suite d’une hospitalisation pour épisode de décompensation d’une insuffisance cardiaque ou d’exacerbation d’une bronchopathie chronique obstructive (BPCO). En effet, cet acte de référence comprend la surveillance clinique du patient et la recherche de signes d’aggravation, l’éducation à la santé, la tenue d’une fiche de surveillance et transmission des informations au médecin avec alerte si l’état de santé du patient le nécessite.
Le nombre d’actes et la fréquence de réalisation seront déterminés par la prescription médicale.
Si la surveillance s’applique à un patient nécessitant par ailleurs des soins, l’acte AMI 5,8 sera cumulable à taux plein en dérogation de l’article 11B.
Par ailleurs, la règle inscrite à l’article 13 de la nomenclature générale des actes professionnels sur le remboursement des indemnités de déplacement selon laquelle « le remboursement accordé par la caisse pour le déplacement d’un infirmier ne peut excéder le montant de l’indemnité calculé par rapport à l’infirmier, se trouvant dans la même situation à l’égard de la convention, dont le domicile professionnel est le plus proche de la résidence du malade » ne s’applique pas en l’espèce.

Télésuivi infirmier des patients Covid-19

La cotation est un AMI 3,2.

Participation à la réalisation des téléconsultations avec les médecins.

Depuis janvier 2020, trois actes d’accompagnement sont possibles selon que l’acte est réalisé lors d’un soin infirmier déjà prévu, que l’acte est réalisé isolément dans un lieu dédié aux téléconsultations ou que l’acte est organisé de manière spécifique à domicile.
Ces 3 actes d’accompagnement sont valorisés différemment selon que l’acte est réalisé :
• Lors d’un soin infirmier déjà prévu (code TLS -10€)
• Dans un lieu dédié aux téléconsultations (code TLL -12 €)
• Ou organisé de manière spécifique à domicile (code TLD -15 €)
• Possibilité de facturer des frais de déplacement y compris pour l’acte TLL*

Mesures dérogatoires CNAM (faire un lien pdf fiche )

● COMMENT ASSURER UNE PRISE EN CHARGE EFFICACE ?
(Cf fiche du Ministère des Solidarités et de la Santé, pages 23 à 30 notamment)

Dans un contexte devenu épidémique, chaque professionnel de santé a un rôle essentiel à jouer.

guide méthodologique / préparation au risque épidémique pour les professionnels de santé – Ministère de la Santé (20.02.2020)
> https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/guide_methodologique_covid-19-2.pdf

les soins ambulatoires pour les patients présumés infectés par le COVID-19 – OMS (04.02.2020)
> https://apps.who.int/iris/bitstream/handle/10665/331396/WHO-nCov-IPC-HomeCare-2020.2-fre.pdf

protection et hygiène – Société française d’Hygiène hospitalière (SF2H)
> https://www.sf2h.net/publications/coronavirus-2019-ncov

consignes d’utilisation des masques issus du stock de l’État – Ministère de la Santé (02.03.2020)
> https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/empoi_des_masques.pdf

De l’importance des infirmières et des infirmiers pour juguler cette crise sanitaire

CORONAVIRUS : NOUS REFUSONS D’ÊTRE LA PREMIÈRE LIGNE SACRIFIÉE !
Convergence Infirmière a saisi le Ministre des Solidarités et de la Santé afin de solliciter des mesures d’urgence pour protéger les infirmières et les infirmiers du coronavirus et leur permettre de continuer d’assurer leur rôle essentiel auprès des patients. La Présidente Ghislaine Sicre déplore l’absence de mise à disposition de protections individuelle et indique qu’il s’agit d’un préalable à la poursuite de la mission des infirmières.

Aller + loin avec cet article publié sur convergenceinfirmiere.com (09.03.2020)
> https://convergenceinfirmiere.com/coronavirus-nous-refusons-detre-la-premiere-ligne-sacrifiee/

CONVERGENCE INFIRMIÈRE INTERPELLE CNAM, HAS, MINISTÈRE DE LA SANTÉ ET DGOS
Les infirmières libérales doivent non seulement être considérées, mais surtout protégées par les tutelles. À l’heure actuelle, force est de constater que ce n’est malheureusement pas le cas.
Les moyens mis en œuvre doivent impérativement être à la hauteur de la situation exceptionnelle et de façon connexe, la rémunération doit être adaptée.

Aller + loin avec le courrier envoyé par Convergence Infirmière (14.03.2020)

Quid de vos indemnités journalières, si vous devez interrompre votre activité professionnelle ?

PROFESSIONNELS DE SANTÉ LIBÉRAUX EXPOSÉS AU CORONAVIRUS : COMMENT SE DÉROULE LA PRISE EN CHARGE DES INDEMNITÉS JOURNALIÈRES ?
Dans le cadre de l’épidémie de Coronavirus, l’Assurance maladie va prendre en charge, de manière dérogatoire, les indemnités journalières pour l’ensemble des professionnels de santé libéraux s’ils sont amenés à interrompre leur activité professionnelle, selon des modalités alignées sur celles appliquées aux salariés et travailleurs indépendants.

Aller + loin avec cet article publié sur amelie.fr (06.03.2020)
> https://www.ameli.fr/yvelines/infirmier/actualites/professionnels-de-sante-liberaux-exposes-au-coronavirus-prise-en-charge-des-ij

L’Urssaf vous accompagne : l’échéance du 20 mars ne sera pas prélevée

Afin de tenir compte de l’impact de l’épidémie de coronavirus sur l’activité économique et conformément aux annonces du Président de la République le 12 mars 2020, le réseau des Urssaf se mobilise pour accompagner les travailleurs indépendants qui rencontrent des difficultés pour déclarer ou payer leurs cotisations.
L’échéance mensuelle du 20 mars ne sera pas prélevée, le montant de cette échéance sera lissé sur les échéances à venir (avril à décembre).

Aller + loin avec cet article publié sur urssaf.fr (16.03.2020)
> https://www.urssaf.fr/portail/home/actualites/autres-actualites/epidemie-de-coronavirus.html

CARPIMKO et cotisations sociales : comment ça marche ?

Les équipes de la CARPIMKO mettent tout en œuvre pour répondre au mieux aux affiliés, mais les conditions de réponse risquent d’être dégradées, en fonction du personnel qui sera effectivement présent.

En conséquence, il est préférable que les professionnels de santé fassent une demande de report de leurs cotisations via leur espace personnel, sur le site de la CARPIMKO.

Tenez-vous régulièrement informés

POUR EN SAVOIR +
> Sachez que toutes les informations concernant le COVID-19 sont régulièrement actualisées sur le site du Ministère des Solidarités et de la Santé comme sur celui de Santé Publique France.

> Si vous avez une interrogation précise, un format de questions-réponses est également disponible sur le site du Gouvernement.

INFORMATIONS ET RECOMMANDATIONS POUR LES ÉTABLISSEMENTS SCOLAIRES ET LES PERSONNELS
Le 6 mars, avec le passage de certains territoires au “stade 2 renforcé”, le Gouvernement a décidé de la fermeture temporaire de toutes les écoles ou établissements scolaires situés dans les zones de circulation intense du virus. Cette décision s’explique non pas par un risque plus élevé de contamination du Coronavirus Covid-19 chez l’enfant, mais parce qu’il est très difficile de faire respecter les recommandations sanitaires aux enfants et adolescents au sein des unités d’enseignement scolaire au regard des activités qui s’y déroulent. C’est pourquoi ces mesures ne s’appliquent pas à l’inverse dans les établissements de formation qui accueillent des personnes majeures.

Aller + loin en consultant la page dédiée du Ministère de l’Éducation nationale, régulièrement mise à jour
> https://www.education.gouv.fr/coronavirus-covid-19-informations-et-recommandations-pour-les-etablissements-scolaires-et-les-274253

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